SMALLPEOPLE – Salty Days (Smallville Records)
Smallville Records est un des labels marquant de la scène allemande. Originaire d’Hambourg, ils y côtoient notamment le label Dial. Le mot d’ordre de Smallville : priorité sur la qualité plutôt que sur la quantité. En effet si l’on remarque bien, ce label se limite à un album par an, et seulement quelques maxis. Et ça marche puisqu’on a ici un album d’une qualité inouïe. À la tête de ce label, deux petits génies de la musique, Julius Steinhoff & Just Von Ahlefeld a.k.a Smallpeople, et c’est justement eux qui nous intéressent aujourd’hui.
Après deux EP sur Smallville Records, et deux autres sur Underground Quality et Laid, nos deux hambourgeois sortent leur premier album, Salty Days. Un concentré de talent en neuf morceaux, tous aussi parfaits les uns que les autres. On part dans un mélange de house old-school, de musique d’ambiance, en passant par des influences jazz. Des réverbes à n’en plus finir du début à la fin, des hand-clap permanents qui ne font que rythmer encore plus chaque titre.
Même si l’album reste dans son ensemble très Deep-House, on passe sur certains morceaux à des sons indépendant de ce style. Sur « Black Ice » par exemple, on y entend une basse très minimale, caractéristique de cette empreinte allemande. On peut aussi prendre comme exemple « Down Over Me », avec des sonorités très Electronica.
La plus étonnante et originale de l’album restera « The Loon’s Groove ». Pour la petite histoire, The Loon en anglais veut dire le Huard, un oiseau vivant dans le nord des Etats-Unis. Les cris que l’on entend sur ce morceau sont donc les cris de cette animal au bruit si particulier !
Les vocaux resteront aussi une grande réussite sur cet album, notamment dans « Move Your Vision » ou pendant les trois dernières minutes la voix, bien que parlée, joue un rôle dominant dans l’esthétique du morceau.
Enfin le titre éponyme à l’album, « Salty Days », est une ballade lancinante à travers ce que l’on peut faire de mieux dans le style.
On commence cet album avec « And You And You », on le termine avec « When It’s There », et on ne s’ennuie jamais. Pas une seule seconde ou l’on se détache de cette musique envoutante. On aurait presque l’impression d’être complètement possédé par cet album, à n’en plus pouvoir décrocher. Et vous tomberez tous dans le piège : écoutez le une fois, et vous l’aurez sur votre iPod à vie !


